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Mona-Lena, je vis entre ici et là-bas. Ce blog est un prétexte pour écrire sur ce qui me meut, ce qui m'inspire, ce que je perçois du monde en utilisant comme support le corps et le textile. Favorable à une mode instinctive et intuitive, je ne suis pas à l'aise avec les tendances et je ne sais absolument pas les « décrypter » ou les prédire. J'évolue également dans un milieu professionnel très éloigné de tout cet esthétisme puisque je suis éducatrice spécialisée dans la protection de l'enfance (titulaire du DEES). Je suis aussi une maman féministe et plutôt universaliste.

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We all need a Central Library.

30 Nov We all need a Central Library.

Central Library réuni diverses de mes passions au sein de merveilleux objets à l’ouvrage remarquable. Lecture, broderies, iconographies, et l’accessoire qu’est la pochette devient alors véritable objet de luxe et d’art. Davantage d’art que de luxe d’ailleurs, car si les objets de luxe sont nombreux, ils ne peuvent certes tous pas prétendre appartenir à l’Art. Je n’ai pas forcément pour but ici de disserter sur la notion d’Art quoique ce serait fort utile. D’art je retiens artisanat, artisan, faire de ses mains, créer plutôt que produire. L’Art n’a pas pour but d’être pratique bien qu’il puisse tout à fait être symbolique. Un sac Balenciaga est luxueux sans le moindre doute, mais il n’y a rien d’artisan ou d’artistique dedans. Il flatte l’ego et le statut social, l’œil éventuellement aussi, mais il se décline à l’in(dé)fini.

La marque Central Library, puisque c’est ainsi qu’elle s’appelle propose des pochettes rigides de petit format qui s’inspirent intégralement des livres qui nous ont marqué dans nos vies. La forme, le choix des couleurs, des motifs, des matériaux, tout y est pour rappeler l’objet qui devrait devenir iconique. Pourquoi je parle de luxe ? Parce que ce fait-main d’un qualité visuelle époustouflante (à défaut d’en avoir déjà eu entre les mains, je ne saurai évaluer la qualité et la finition de l’ouvrage) a un coût élevé.

Enfantin, épuré, strict, à profusion, minimaliste, moderne, pictural, impressionniste, les couvertures des livres les plus connus et lus sont reproduites à l’identique ou réinventées et donnent à l’objet un caractère très différent selon les pochettes qui sont personnalisées.

Bien entendu il n’en fallait pas davantage pour être conquise par l’idée de Central Library. Cela fait quelques mois que je traîne sur leur page insta à baver sur les diverses créations et à me demander si j’oserais, moi, me promener ainsi à l’extérieur avec un objet que je trouve aussi superbe. Pas sûr. Pas sûr du tout. J’ai retrouvé des livres que j’ai lu, que j’ai aimé, d’autres que j’ai prévu de lire. Je me suis aussi demandé quel livre j’aimerais avoir brodé ainsi et je dois reconnaître que je ne sais pas. Entre la valeur sentimentale et intellectuelle d’un livre (quel que soit son genre) et le fait de l’imager, c’est très différent. Je me sens plutôt connectée à l’essai de Sartre « l’existentialisme est un humanisme » pour autant je voudrais bien savoir comment imager les concepts, les idées exposées dedans. J’imagine cette pochette comme je porterai un tatouage : comment imager cette phrase, cette idée qui me meut ? Qui m’a fait tant me questionner ? Me retourner ? Comment donc, broder une couverture qui illustrerait l’idée que « l’existence précède l’essence » ?

A contrario j’ai des idées tout à fait précises, et multiples, de ce qu’une pochette Central Library donnerait avec Croc-Blanc ou L’appel de la forêt, avec La peau sur les os ou encore Les Monologues du vagin. Il serait superbe d’imaginer n’importe quelle œuvre de Lovecraft imagée et brodée minutieusement sur une pochette en forme de livre.

En attendant, fantasmer sur la pochette qui pourrait être mienne est top, mais je préfère vous partager mes coups de cœur.

Photographie de Une: Alice au pays des merveilles, même couverture que mon exemplaire.
Musique

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