À propos…

Mona-Lena, je vis entre ici et là-bas. Ce blog est un prétexte pour écrire sur ce qui me meut, ce qui m'inspire, ce que je perçois du monde en utilisant comme support le corps et le textile. Favorable à une mode instinctive et intuitive, je ne suis pas à l'aise avec les tendances et je ne sais absolument pas les « décrypter » ou les prédire. J'évolue également dans un milieu professionnel très éloigné de tout cet esthétisme puisque je suis éducatrice spécialisée dans la protection de l'enfance (titulaire du DEES). Je suis aussi une maman féministe et plutôt universaliste.

M’écrire
Contact

“Vous les blancs, une fois que vous devenez parents, vous ne pouvez plus mourir, car vous pensez que vos enfants dépendent de vous. Alors que nous, on ne peut mourir qu’une fois qu’on a des enfants, car la lignée est assurée et c’est tout ce qui compte” Parole d’un camarade de voyage.

02 Oct “Vous les blancs, une fois que vous devenez parents, vous ne pouvez plus mourir, car vous pensez que vos enfants dépendent de vous. Alors que nous, on ne peut mourir qu’une fois qu’on a des enfants, car la lignée est assurée et c’est tout ce qui compte” Parole d’un camarade de voyage.

Ce matin je suis retombée sur le morceau just dance de Lady Gaga. Il est sorti en 2008 alors que je commençais la classe de Terminale. Je me souviens précisément d’un moment où je l’écoutais, marchant dans le lycée vers ma classe et la première copine que je m’y étais faite. C’était peu de temps après la rentrée, dans ce nouveau lycée. Je me souviens de ma mini jupe marron, en lin. Avec ses poches sur les côtés. Je me souviens de mes rangers. Je me souviens de mes dreads synthétiques plein les cheveux. Je me souviens de mon smocky brun aux yeux. Je me souviens de cette chanson, de mes pensées pour ma cicatrice violette barrant mon genou. Si visible. Du regard des autres. Je me souviens de mon sentiment d’invincibilité. Mon sentiment de plénitude. De force. Je l’ai éprouvé à quelques rares occasions par la suite. Toujours ainsi, à marcher, la tête haute et les oreilles emplies de sons qui seront les associations de mes souvenirs. Depuis quelques années, je me sens, à l’inverse, profondément invisible, déjà effacée. Ce sentiment d’invincibilité juvénile m’a quittée et il me manque. Il est celui qui m’a fait oser les choses. Désormais j’anticipe et planifie tout. Parce que je suis tellement, tellement vulnérable. Et quelconque avec mes cicatrices blanches. Les griffes de mon histoire plantées dans la peau.

C’est depuis que mon enfant est né. J’ai peur de tout, je sens tout comme étant fragile. Et pourtant. Il est ma force, car, quelle rage de vivre m’habite.

Photographie de Une: Photo de la vie à Chartres

Musique

Commentaires fermés.

Laisser un commentaire