À propos…

Mona-Lena, je vis entre ici et là-bas. Ce blog est un prétexte pour écrire sur ce qui me meut, ce qui m'inspire, ce que je perçois du monde en utilisant comme support le corps et le textile. Favorable à une mode instinctive et intuitive, je ne suis pas à l'aise avec les tendances et je ne sais absolument pas les « décrypter » ou les prédire. J'évolue également dans un milieu professionnel très éloigné de tout cet esthétisme puisque je suis éducatrice spécialisée dans la protection de l'enfance (titulaire du DEES). Je suis aussi une maman féministe et plutôt universaliste.

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The full second hand clothing outfit (47€)

08 Avr The full second hand clothing outfit (47€)

Bonjour à tous. Toutes, plus probablement.

Elles sont assez rares les tenues intégralement composées de vêtements d’occasion que je peux vous proposer, alors je rentre immédiatement dans le vif du sujet: recyclage = économies. For ever and ever.

Oui. Je vous l’ai déjà écrit, à plusieurs reprises, je suis une fervente amatrice des vêtements d’occasion. En fait, je suis une grosse radine, si, c’est vrai. Ça doit, sans nul doute, être un de mes plus gros défauts. Pourtant, je n’ai pas été élevée dans ce radinisme. Je refuse de mettre cher dans quelque chose de neuf si je peux avoir la même chose d’occasion, en bon état et bien moins cher. Cela vaut pour les meubles, les vêtements (sauf les sous-vêtements), les chaussures (jusqu’à un certain point tout de même, c’est à dire que si les chaussures clignotent en mode Las Vegas “Nid à champignons” j’évite), les livres, CD, matériel de puériculture, etc… Je trouve qu’un nombre de tonnes astronomique de vêtements sont produits quotidiennement, à perte. On produit toujours plus de neuf, on jette, ou on donne, ou on re-vend, et des gens sont toujours aussi mal-vêtus. Par mal-vêtus, je ne parle pas de goût, mais de décence. Certaines personnes portent des haillons, d’autres des vêtements griffés. Tout comme certaines personnes mangent dans les poubelles, d’autres chez des chefs étoilés. Eh bien moi, j’aime l’idée de cette écologie du vêtement, de ce recyclage, de cette économie. Pourtant, pas mal de personnes autour de moi se trouvent surprises voire dégoûtées par le fait que j’achète mes vêtements de seconde main. J’ai entendu toutes sortes de choses dont “Ah bon? Pourtant tu t’habilles bien!” oui, ça n’est pas incompatible, “comment tu fais pour n’avoir jamais de tunes mais toujours avoir des chaussures d’excellentes qualité aux pieds (cf Doc et Kickers)?” à l’époque où j’étais étudiante. Et plus récemment “Ah mais moi je ne pourrais pas, tu ne sais pas qui l’a porté avant…”. C’est vrai. Peut-être que Miss Garce Universelle a porté ça avant et maintenant c’est moi qui l’ait. Peut-être qu’un raciste l’a porté avant et maintenant c’est moi qui l’ait. Peut-être que cette femme se lavait un jour sur cinq et portait ça, et là, c’est moi qui le mets. MAIS JE M’EN FOUS! Les fringues ça se lave ET ça se désinfecte (Sanytol bonjour). Je me fous de savoir qui portait ce que je porte aujourd’hui. Il y’a peut-être certaines de mes fringues qui étaient portées par une personne qui est décédée. Je ne sais pas. Et alors? Les vêtements sont plus intéressants avec une histoire, et déjà portés ils sont souvent plus souples et confortables. Attention, je différencie les occasions en bon état des vêtements tachés/troués/déformés.

En plus, les vide-dressing en ligne ça peut être chouette, la personne à qui j’avais acheté les Nike bleu canard (si mes souvenirs sont exacts) m’avait envoyé un petit mail après pour me dire que notre transaction lui avait permis de découvrir le blog. Choupie!

De plus, on sait tous que l’industrie du textile est en grande partie pourrie jusqu’à la moëlle, alors je ne suis pas parfaite, je porte fort certainement des vêtements anti-équitables, mais j’ai moins l’impression de graisser la patte de cette industrie, justement car la personne que je paye c’est l’ancien acheteur et non le distributeur. Moralement, je trouve ça plus juste. Même si c’est une affaire de nuance, puisqu’en portant certaines marques je cautionne les inégalités qui se cachent derrière.

Certaines sont passées maîtresses dans l’art de recycler les vêtements de seconde main, de leur redonner une vie. Je pense à Gisele is nerdy qui a développé sur les dernières années un superbe concept de tenue à moins de 150€. La plupart de celles et ceux qui posent pour elle sont aussi des amateurs de fripes. Ce challenge 150€, un jour, peut-être, me demandera-t-elle d’y participer, who knows?

J’aime fouiner, dénicher la bonne affaire. C’est mon truc. Et parmi mes anciens rituels, un seul me manque vraiment: mon petit tour hebdomadaire chez Emmaüs.

En dehors de tout cet aspect commercial et éthique, il y’a le plaisir que j’ai eu à porter cette tenue en jouant un rôle. Pour moi, là, j’étais la meuf trop cool qui, si elle faisait vingt-cinq centimètres de plus pourrait presque apparaître dans Stockolm streetstyle. Presque. Car c’est une tenue comme on en rencontre souvent ces derniers temps. Un croisement entre le minimaliste, l’urbain et le chic. Ce minimaliste, très inspirant mais difficile à porter lorsque l’on est instable comme moi et que l’on est traversée par mille inspirations à la fois.

J’aime comme le sérieux, voire l’austérité du pantalon est cassé, au choix, par l’aspect décontracté des chaussures, le vintage abîmé du sac ou la coupe courte du pull. Ça, pour moi, c’est très français, ce sérieux-mais-négligé, décontracté-mais-classe.

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Pull Devred donné par mon ancien colloc Fab

Pantalon Comptoir des Cotonniers acheté neuf chez Emmaüs 5€ (son histoire ici)

Nike Dunk Sky Hi  achetées sur LeBonCoin 40€

Sac en cuir Emmaüs 2€

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Pourquoi j’ai foutu un filtre dégueulasse partout? Pour cacher mon immonde transition capillaire.


Photographie de Une: Je vous ai menti, ma culotte n’est pas de seconde main, je l’ai eue neuve chez H&M.

Musique  < énorme!

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