À propos…

Mona-Lena, je vis entre ici et là-bas. Ce blog est un prétexte pour écrire sur ce qui me meut, ce qui m'inspire, ce que je perçois du monde en utilisant comme support le corps et le textile. Favorable à une mode instinctive et intuitive, je ne suis pas à l'aise avec les tendances et je ne sais absolument pas les « décrypter » ou les prédire. J'évolue également dans un milieu professionnel très éloigné de tout cet esthétisme puisque je suis éducatrice spécialisée dans la protection de l'enfance (titulaire du DEES). Je suis aussi une maman féministe et plutôt universaliste.

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Passer des magazines aux webzines #1

12 Juil Passer des magazines aux webzines #1

Hello vous,

aujourd’hui j’ai envie de parler des magazines. Non, pas forcément que des magazines orientés “féminins”, les magazines en général. J’en ai lu toutes sortes dans ma vie. J’ai été abonnée à Wakou lorsque j’étais une toute petite Mona-Lena, j’adorais ce magazine qui m’offrait une vue spectaculaire et des reportages riches sur les animaux de toutes sortes. J’ai lu assidument les Astrapi, surtout les vieux des années 80, je les trouvais très chouettes. J’ai lu les P’tites sorcières, j’adorais ça. J’attendais avec impatience les nouveaux numéros et je les dévorais. Je ne parle même pas de ma passion dévorante pour les romans, j’ai liquidé les Danse d’Anne-Marie Pol avec une rapidité déconcertante. Non, je vais rester aux magazines.

À l’adolescence, vers 14 ans je me suis mise à lire les Girl magazine. Un torchon, rétrospectivement, que je n’achetais que pour lire les papiers sur les “garçons”. Alors je dis torchon mais je suis un peu injuste, il y’avait de bons sujets, notamment sur la responsabilisation des jeunes-filles sur leur santé. Je les ai tous achetés pendant un an. Puis je me suis mise à Muteen qui a fait naître, profondément, mon intérêt pour la mode et qui me permettait aussi d’avoir un oeil sur les sorties culturelles et les innovations en tous genres. Il y’avait aussi la chronique “la vida loca” et les tests en tous genres que j’aimais beaucoup. J’ai tout à fait trouvé mon compte avec Muteen le temps que ça a duré, puis il me semble que le magazine est devenu Too et là, sans savoir pourquoi, ça m’a moins botté. J’ai acheté mes magazines au coup de coeur, le plus souvent lorsque je m’ennuyais ou que j’allais prendre le train. J’ai plus souvent acheté mes magazines en relay des gares SNCF que partout ailleurs. C’est comme ça que j’ai acheté des Citizen K ou des Jalouse, que je trouvais riches modesquement parlant, bien que bourrés de pubs. Je trouvais les shottings et les idées super intéressantes, même si souvent c’était hors de prix. Je trouvais ça moins bourgeois que Marie-Claire ou Elle ou encore Vogue (qui est censé me faire rêver mais) qui ne s’adresse pas à moi, enfin ne s’adressait pas à la jeune-femme que j’étais. Le truc que j’avais trouvé le plus dingue c’était le prix croissant de ces magazines, alors qu’internet était définitivement installé dans nos habitudes et que l’on pouvait se renseigner sur la mode très facilement, les prix flambaient. Enfin, fallait bien les payer tous ces salariés de l’édition. Mais quand même, j’ai cessé d’acheter des magazines de sapes, pour résumer grossièrement, le jour où je suis tombée sur l’un d’eux qui coûtait presque 50€ L’Officiel, ou un truc comme ça. Je trouvais ça cher pour complexer et rêvasser sur des choses inaccessibles, du corps prétenduement parfait à la maison hors de prix en passant par des bottes qui permettaient de nourrir une famille népalaise pendant deux ans. Je n’aimais plus du tout le ton que je sentais condescendant de celles qui savent et qui ont soi-disant réussi envers celles qui doivent faire des efforts et se sacrifier pour. Je n’aimais plus les magazines féminins.

Au lycée je lisais Marianne, puis Courrier Internationnal pendant mes études supérieures. J’ai lu autant de National Géographic que je le pouvais. Des Géo parfois. Je piquais des Causette aux copines mais je n’étais pas toujours d’accord avec le féminisme culpabilisateur que je lisais parfois dedans. Je n’ai jamais plus ressenti le plaisir vif et la frénésie qui était les miens lorsque je recevais mes magazines petite. Je les feuilletais à la recherche de l’info importante avec l’impression de subir la moitié du contenu, comme lorsque j’allumais la télévision.

Mais j’en ai gardé plein. Les meilleurs, ceux dont les idées sont à réexploiter. Ceux dont les fringues sont à repenser, dix ans ou quinze ans plus tard. Ceux qui ressortiront le même sujet plus tard car rien n’est réglé.

Et il y’a ceux que j’aurais voulu lire, les Barbi(e)turix, qui ne peuvent pas vraiment être limités sous l’appelation magazine. Ou Hey! que j’ai souvent parcouru sans jamais lire ou acheter.

J’aimerais pourtant trouver mon magazine, celui que je lirais de bout en bout et qui m’intéressera sur divers points. Vous, l’avez-vous trouvé?

Photographie de Une: Un corps caucasien et ferme et les dessous de seins rebondis. C’est ça qui fait cliquer.

Musique

1Comment
  • Bruno
    Posté à 14:21h, 17 juillet Répondre

    Jolie photographie en effet

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