À propos…

Mona-Lena, je vis entre ici et là-bas. Ce blog est un prétexte pour écrire sur ce qui me meut, ce qui m'inspire, ce que je perçois du monde en utilisant comme support le corps et le textile. Favorable à une mode instinctive et intuitive, je ne suis pas à l'aise avec les tendances et je ne sais absolument pas les « décrypter » ou les prédire. J'évolue également dans un milieu professionnel très éloigné de tout cet esthétisme puisque je suis éducatrice spécialisée dans la protection de l'enfance (titulaire du DEES). Je suis aussi une maman féministe et plutôt universaliste.

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Ma nouvelle couleur de cheveux (foirée) en mode pouffiasse-de-boîte-de-naïte

30 Avr Ma nouvelle couleur de cheveux (foirée) en mode pouffiasse-de-boîte-de-naïte

Non, non, je ne vais pas râler. Je prends ça à la cool… Mais au début quand même, c’était difficile.

Au début j’avais des cheveux comme ça, beaux, aux nuances diverses mais naturelles, doux, soyeux et légers:

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Je vais reprendre depuis le début, souvenez-vous, ça avait commencé comme ça. Puis, j’ai poussé le vice jusque là. Et j’ai pris ma décision. Mais attention, je n’ai pas fait ça n’importe comment, j’ai soigneusement suivi les instructions d’un site plutôt renommé sur le sujet: Color Mania. Je me suis documentée.

Alors non, je ne mets pas la responsabilité de cet échec cuisant sur le dos de Color Mania, je dis juste que… peut-être ai-je manqué de chance? Ou bien, peut-être se foire-t-on toutes lors de la première décolo?

J’ai tout fait dans les règles de l’art, j’ai commandé la quantité nécessaire de produit selon ma longueur de cheveux et leur couleur. Sauf que malgré le blond clair de mes cheveux et un temps de pause doublé (ce qui était con, ça, je le reconnais) la décoloration Manic Panic n’a pas vraiment décoloré quoique ce soit si ce ne sont mes racines. En gros, ça a décoloré là où c’était foncé, mais là où c’était clair, que dalle. Va comprendre! Alors peut-être aurais-je dû faire 30 minutes de décolo tête complète. Rincer. Puis 30 minutes à nouveau pour les zones restées colorées. J’ai fait une heure d’un coup, même si my Lord, qui s’est chargé du travail, a bien suivi l’ordre des cheveux à décolorer, comme indiqué sur le pot. D’ailleurs je ne vous raconte pas la crise conjugale quand ton amoureux te foire (oui, oui, c’est SA FAUTE) tes cheveux. Motif de séparation.

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Ma mère m’a toujours dit de ne jamais prendre de produits.

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Elle est con-tente.

Là-dessus, la coloration, Virgin Snow (qui devrait plutôt dans mon cas s’appeler virgin rouquine), n’a pas pris partout, puisque je restais manifestement trop “foncée” sur certaines mèches.

Cette coloration maison qui devait me coûter peu, être simple à réaliser, a été longue et fastidieuse et m’a coûté 60 balles.
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Bonjour, je vais à l’enterrement de ma crédibilité. Désormais, ça sera cré-débile-ité.

Désespérée et les larmes inondant mes joues (et mes cheveux) j’ai pris rendez-vous chez une coiffeuse. Oui. Je l’ai fait. S’il faut me reconnaître deux prosélytismes, les voici: le féminisme et l’anti-coiffeur. Je hais les coiffeurs, les coiffeuses, ils ont cette affreuse manie de vous faire ressortir avec une coupe qui ne vous va pas. Ils ont une estimation des longueurs digne d’un enfant de CP, on leur demande gentiment de couper cinq centimètres et ce sont des longueurs de quinze centimètres qui viennent s’échouer sur leur carrelage immonde. L’eau du shampoing est toujours soit trop chaude soit trop froide, et le sèche-cheveux vous crâme les oreilles. Forte de ces très nombreuses expériences j’avais décidé de ne plus aller chez un coiffeur. Presque une décennie. Vu ma coupe très naturelle et demandant peu d’entretien, j’ai toujours pensé qu’il était stupide de payer quelqu’un pour faire quelque chose que je savais faire moi-même (cf: se couper les pointes, s’épiler, extraire une dent de sagesse, accoucher, etc…).

Dans le cas présent j’ai reconnu sans peine que seule l’aide d’un professionnel pouvait rattraper le truc. Je me suis alors tournée vers le salon le plus compétent d’Eure et Loir.
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Là-bas la coiffeuse a constaté l’ampleur des dégâts et m’a annoncé qu’elle ne ferai rien sur mes cheveux. Je lui ai montré ce que je voulais à la base comme couleur, en lui expliquant les soins que je pratiquais d’ordinaire sur mes cheveux ainsi que le processus que j’avais suivi pour cette décolo. Elle m’a dit que la couleur que je voulais représentait un travail de titan, qu’elle savait le faire, mais ne pourrait pas le rattraper sur mes cheveux déjà souffrants. Elle m’a dit ne pas vouloir prendre le risque vu ma longueur de cheveux, qu’elle tenait à son salon de coiffure. Elle m’a dit qu’avec ma longueur elle ne savait même pas combien elle pourrait me facturer ça mais que ça serait colossal. Un produit avec un temps de pose précis pour les racines, la même chose pour les longueurs puis pour les pointes, avec un produit ensuite pour pâtiner, etc… Et tout ça en passant la journée au salon. Elle a tenté deux trucs différents sur deux mèches tests, non-concluant.
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Je suis repartie avec un shampoing déjaunissant qui, appliqué comme elle me l’avait recommandé, m’a donné de chouettes reflets violets là où mes cheveux étaient bien blancs.

L’enfer.

On aurait dît une ado rebelle qui avait décidé de faire chier ses parents en faisant n’importe quoi. En mode emo-light.

Alors j’ai laissé tomber. Au début c’était très moche, puis j’ai trouvé ça pas si dramatique voire un peu joli, et puis c’est remoche, ça se pâtine, ça verdit, mes racines sombres poussent déjà. Tant pis. Je vais rester avec une couleur de cheveux en mode pouffiasse-de-boîte-de-naïte. Et dans quelques mois, j’essaierai de retrouver le soleil, le blé dans mes cheveux.

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En attendant, arrêtez de me demander ce que j’ai fait avec mes cheveux (spécial message pour les gens que je côtoie en vrai) et regardez-donc vos gueules à vous *twink-twink*.

Autrefois j’étais gaga de mes cheveux, maintenant je me rends compte que, tant que je garde mes longueurs, la couleur, ce n’est pas siiiiii horrible. Même si, maintenant que je me retrouve avec des nuances chiure de mouette sur le sommet de la tête, je me demande pourquoi j’ai voulu faire ça, alors que mes cheveux, à la base, sont si beaux.

Photographie de Une: Toutes les photos de cet article ont été réalisées sans trucage, l’immondice du modèle est tout à fait naturelle (au réveil, pas maquillée, pas lavée, mal-baisée)

Musique

1Comment
  • Chloé
    Posté à 11:38h, 02 mai Répondre

    Mince, désolée de voir que ta coloration n’a pas fonctionné correctement 🙁 Le blanc est en effet la couleur la plus difficile à réussir car il faut se débarrasser complètement des pigments jaunes des cheveux, ce que font le toner et la décoloration, mais quand les cheveux sont très jaunes, ça ne marche pas toujours du premier coup. Peut-être que le temps doublé de décoloration a beaucoup abimé tes cheveux et n’a pas aidé la coloration a bien prendre. Ou tes cheveux étaient encore trop jaunes pour la couleur. Je pense qu’il aurait fallu faire une première décoloration, tester le toner sur une des mèches les plus foncées pour voir si les cheveux étaient assez décolorés, si ce n’était pas le cas faire des soins pendant 15 jours pour réparer les cheveux puis redécolorer les mèches trop foncées. Parfois, deux applications du toner sont aussi nécessaires (oui la blanc est assez fastidieux à obtenir, heureusement que ce n’est pas le cas de la majorité des colorations semi-permanentes !). Enfin bref, mes conseils ne te sont pas très utiles maintenant, j’espère que tu retrouveras rapidement de jolis cheveux, j’ai aussi vécu le désespoir capillaire, et c’est duuuur ! Bon courage !

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