À propos…

Mona-Lena, je vis entre ici et là-bas. Ce blog est un prétexte pour écrire sur ce qui me meut, ce qui m'inspire, ce que je perçois du monde en utilisant comme support le corps et le textile. Favorable à une mode instinctive et intuitive, je ne suis pas à l'aise avec les tendances et je ne sais absolument pas les « décrypter » ou les prédire. J'évolue également dans un milieu professionnel très éloigné de tout cet esthétisme puisque je suis éducatrice spécialisée dans la protection de l'enfance (titulaire du DEES). Je suis aussi une maman féministe et plutôt universaliste.

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“L’Homme est une passion inutile” JP Sartre

25 Déc “L’Homme est une passion inutile” JP Sartre

“Elle ne peut pas être féministe, elle est femme au foyer!”

“Ah non mais elle, elle n’est pas féministe, c’est une vraie salope!”

Etc…

The same old shits!

Être féministe , selon moi, n’est véritablement pas une manière de vivre mais une prise de position. C’est le fait de mettre en lumière les inégalités sociales existant entre les genres. Être féministe n’est pas rejeter l’homme mais en faire son égal. Et vice-versa. Ce qui est valable pour l’un doit l’être pour l’autre. Je pense que l’on peut être mère, hétérosexuelle, épouse, ne pas travailler et être féministe, oeuvrer pour les droits des femmes et leur visibilité dans la société. S’associer à un homme n’est pas “pactiser avec l’ennemi” comme j’ai déjà pu le lire, c’est un choix, qui se respecte. Être féministe signifie le rejet de l’oppression masculine, cela ne signifie pas le rejet de l’homme, la nuance est véritable. Être féministe ça n’est pas annihiler la sexualisation du corps féminin, c’est choisir quand on veut sexualiser notre corps. Être féministe c’est être seule propriétaire de notre corps et de nos pensées. Peu importe ce que l’on en fait, pourvu que la contrainte soit moindre. Être féministe ce n’est pas réduire ou abolir le droit des femmes c’est le porter à son paroxysme. Et surtout, être féministe, ça n’est pas choisir pour les autres femmes. C’est choisir pour soi.

Être humaniste est encore une autre chose. C’est appliquer ces concepts à l’humanité entière. Sans distinction de genre, de religion, de statut social, intellectuel, physique, racial.

Xmas

Je suis très mal à l’aise à l’idée de fêter Noël alors que je ne me revendique pas du catholicisme. Il s’agit d’une fête religieuse à laquelle je ne m’identifie pas, bien que j’ai reçu une instruction à la religion catholique. Être instruit ne signifiant pas avoir la Foi, je suis donc gênée de voir tant de personnes non-croyantes fêter la naissance d’un leader en lequel elles ne croient pas.

Pourtant, j’ai eu un vif plaisir à offrir, et recevoir, de jolis présents de fin d’année, et c’est ainsi que je les appelle, les « cadeaux de fin d’année », pour la finir avec plaisir et entamer la nouvelle année avec de belles choses à faire, lire, manger ou écouter.

Je suis gênée par la débauche culinaire qu’occasionne Noël, pour le meilleur de nos papilles et le pire de nos consciences. La frénésie qu’il y’a autour des banquets de Noël est d’une telle indécence qu’elle m’ôterait presque l’appétit.

Je n’accorde pas beaucoup d’importance à Noël, pourtant une idée me taraude : pourquoi suis-je si triste de le passer seule, loin des miens, si cela est si peu important ? Est-ce le fait que tous soient rassemblés auprès d’un but commun qui me fait me sentir exclue du bonheur d’être ensemble ? Et le reste de l’année ? Ah… le reste de l’année je suis tout aussi chagrinée de n’être pas là lorsque tous le monde débarque dans la maison familiale pour fêter un anniversaire, un week-end en particulier, une belle nouvelle.

Ma consolation cependant, est de me dire que cette année, en ne fêtant ni Noël ni le Nouvel An, je ne me serais pas pris la tête à me demander quelle tenue porter pour tel ou tel événement. Noël se fera au travail, et le Nouvel An se fera devant un DVD avec une glace au chocolat, ou peut-être au spéculoos. Ni robe, ni talon, ni aucune coiffure ou maquillage. Un pyjama en pilou pilou et mon frère qui pianote en riant sur son téléphone à côté de moi. Voilà comment je vois mon Nouvel An.

Alep, à l’aide.

Depuis toujours il y’a la “guerre”, ce mot qui veut tout dire et ne rien dire. La guerre telle qu’on l’a apprise à l’école servait à étendre notre prétendue instruction à travers le monde en l’érigeant en idéal face à l’inconnu tout en pillant allègrement les resources naturelles des pays oppressés. Elle existait pour nous défendre, à notre tour de l’envahisseur et de préserver ainsi notre culture, notre langue, notre patrie et son futur. Aujourd’hui, je me sens dépassée par les conflits à travers la planète, la plupart du temps je n’y comprends rien. Ah si, j’ai bien compris qu’il s’agit soit d’un enjeu de pouvoir, soit de religion. Enfin dans les deux cas c’est toujours du pouvoir. Et la petite fille au fond de ma tête à envie de dire “mais de quoi se mêle-t-on dans les autres pays?”, et elle sait que c’est naïf car certains pays pensent que d’autres ne sont pas aptes à s’auto-gérer. Et pourquoi ces pays ne sont pas aptes à se défendre eux-mêmes sinon parce qu’on les a appauvris jusqu’à les vider de leur moëlle? La planète est une cour de récréation, avec des enfants vus comme turbulents, des pions et un directeur.

Alors ce qu’il se passe à Alep, je n’y comprends rien, des centaines de gens meurent sous les bombardements, des clans s’opposent dans la souffrance et le sang. Voilà ce que j’entends. C’est Alep, mais c’est aussi Mossoul. Et des dizaines d’autres villes à travers le monde. Des centaines d’autres villes depuis la nuit des temps, qui sont les décors de massacres. Comme si l’espèce humaine, justement, pouvait s’épanouir sous la suie, les gravats et les chairs brûlées. Et c’est ainsi, tous les jours depuis que l’Homme sait manier l’outil et donc l’arme. Quelle ingéniosité de l’humain dans l’accès au pouvoir. Inventer des objets qui ne servent qu’à détruire et tuer tient de la folie.

Et quelle médiocrité, n’est-ce pas? Quelle médiocrité que l’Homme, qui n’apprend jamais du passé.

Je pense à ces populations que je ne sais aider car je n’en ai ni les moyens financiers, ni intellectuels ni les resources humaines. Je pense à elles et je me dis juste que demain c’est nous.

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Robe Sailor l’École des Femmes – Chaussures Cotropew Superga – Montre Olivia Burton

Photographie de Une: Dernier look de l’année.

Musique:

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