À propos…

Mona-Lena, je vis entre ici et là-bas. Ce blog est un prétexte pour écrire sur ce qui me meut, ce qui m'inspire, ce que je perçois du monde en utilisant comme support le corps et le textile. Favorable à une mode instinctive et intuitive, je ne suis pas à l'aise avec les tendances et je ne sais absolument pas les « décrypter » ou les prédire. J'évolue également dans un milieu professionnel très éloigné de tout cet esthétisme puisque je suis éducatrice spécialisée dans la protection de l'enfance (titulaire du DEES). Je suis aussi une maman féministe et plutôt universaliste.

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l’encre qui glisse en moi

13 Avr l’encre qui glisse en moi

Sadhu le serbe. C’est comme ça que je l’ai connu, à force de conversations avec un vieil ami sur une passion commune : les bodmods. Le bodyart. Et il ne vole pas son nom car lorsqu’il s’agit de Sadhu, on parle en effet, et sans l’ombre d’un doute, d’art.

L’ami en question était déjà passé sous les doigts experts de Sadhu et si à l’époque je n’avais pas été charmée, je l’ai été bien plus tard, en commençant à construire ma propre éthique du tatouage.

Lorsque je me suis lancée dans le projet de me faire à nouveau tatouer, je savais ce que je voulais : une phrase. Mon crédo. Ma devise. Presque le nom d’un parti politique. Je suis alors partie à la recherche de l’artiste parfait pour monter avec moi ce projet. Je me suis naturellement tournée vers les tatoueurs/euses dont la spécialité est la calligraphie, les lettrages. De là, bien entendu, le nom de Sadhu est ressorti. Pour moi, et cet avis est hautement subjectif, il est LA référence française en terme de typographie et j’en passe. À mon sens, tu veux un lettrage qui ait de la gueule ? Quelque chose qui n’ait jamais été vu avant ? C’est à lui que tu dois proposer ton projet.

C’est ainsi que j’ai fonctionné, je l’ai contacté par mail en précisant que je venais sur les conseils de Yannick, je lui ai dit que je voulais telle phrase, à tel endroit avec une typographie qui ne soit pas genrée, car j’ai en horreur les « écritures de filles » comme disait une copine. Je lui ai dit que je voulais sa patte, qu’il donne à ce tatouage la forme qu’il voulait selon ce que lui inspirait le phrase. Je voulais que ça soit lui qui crée le tatouage, pour qu’il puisse devenir mon tatouage. Je voulais quelque chose qui vienne de lui. Tout simplement. Il m’a proposé un premier dessin, je l’ai immédiatement adopté. J’étais scotchée par sa créativité, son inventivité, la finesse de ses idées.

Le premier contact visuel et physique s’est fait le jour de l’encrage, je n’étais pas stressée. J’avais déjà été tatouée. Yannick m’avait beaucoup parlé de la douceur de Sadhu, et il ne s’était pas trompé. Si parfois certains clients peuvent être rebutés par la froideur, l’agressivité ou la rudesse de certains tatoueurs (dans l’attitude je veux dire), Sadhu est définitivement une personne douce, très gentille et discrète.

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Nous faisons nos petits réglages, le temps d’encrage n’est pas long, je suppose, car je perds la notion du temps et m’assoupis alors que l’artiste me gratte méticuleusement les côtes. Les vibrations du dermo m’apaisent, le bruit me berce et la concentration silencieuse de Sadhu achève de me détendre tout à fait.

Le résultat est parfait. Ce tatouage est une merveille dans laquelle je me retrouve parfaitement et dans laquelle je retrouve tout à fait ce que je cherchais : l’oeil, l’art et la patte de Sadhu. Je me sens fière et heureuse d’avoir enfin gravé en moi cette phrase qui accompagne mes pensées et manières au quotidien, de la main d’un homme si talentueux. Cela avait un sens particulier, aussi, de se faire tatouer cela précisément, par un homme. Pas un seul instant je ne regrette d’avoir été voir un artiste qui a travaillé sur l’idée que je proposais, au lieu d’aller voir un vulgaire recopieur.

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Sadhu le serbe qui n’est sûrement pas serbe mais définitivement un artiste à l’univers créatif riche.

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Pour le pratico-technique :

  1. Ce tatouage ne m’a pas coûté cher du tout, par rapport à ce que l’on peut imaginer de prime abord.
  2. Sadhu travaille au shop Oldserb tattoo à Perpignan. Mais soyez vif et alerte, il fait toutes sortes de guest et de conventions qui vous permettront peut-être de le rencontrer plus près de chez vous. Pour ma part il m’a tatouée chez Art Corpus à Paris.
  3. Il y’a beaucoup d’ouvrages dédiés au tatouage dans lesquels vous retrouverez certaines de ses œuvres, comme Tattooisme 2. Je continue pour ma part de trouver merveilleux que les œuvres d’un artiste soient portées par des personnes loin de ses regards.
  4. Jetezlencremagazine a rédigé un chouette papier sur cet artiste, je vous le recomande.

  5. Je dois aller le voir pour faire deux trois retouches. Nous nous étions donnés rendez-vous fin 2014 mais j’étais à l’époque enceinte et il m’a annoncé un “non” ferme sur l’encrage pendant la grossesse. (Bien Monsieur…).

 

Voilà de quoi le contacter et admirer son travail au quotidien: Facebook, le site de la boutique, là où la magie prend forme, avec la page facebook du shop. Si vous prenez contact avec lui pour un projet, soyez patient, le bonhomme n’est pas un malade des mails et d’internet, mais une fois votre projet en route, tout se fait très vite!

Photographie de Une: Toutes les photos ont été prises sur Facebook

Musique

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