La tête dans le guidon.

Cela fait quelque temps que je ne suis pas venue ici. Peu de temps, peu d’idées, peu d’envies et une immense fatigue qui tombe et pèse sur les épaules.

Je réfléchis tous les jours à mon projet de reconversion, il accapare beaucoup de mon esprit. Je passe chaque instant de libre avec mon BabyBoy qui devient, petit à petit a Boy, just a boy. Nous recommençons à élaborer de nouveaux projets avec My Lord, j’en ai à nouveau envie. J’ai envie de nous parer, tous les trois, de rires, que l’on s’enveloppe de bienveillance, d’amour, de patience et de compréhension. D’abnégation aussi un peu, sans doute.

Elle est ainsi ma tenue du moment, un jean’s, des baskets et un pull doux et chaud. C’est celle que je porte lorsque je me penche sur la conception de mon agenda de 2017. C’est celle que je porte lorsque je prends une pause de quelques minutes, dehors, au froid, après le rush au travail. Où j’essaie de savourer le silence, le calme, et la nuit noire. C’est celle que je porte lorsque je suis pétrie de fatigue et d’inquiétude et que je vois mon bébé se tordre de douleur et de peur aux urgences pédiatriques. C’est celle que je porte lorsque je m’engueule avec un automobiliste, parce que je suis excédée de la façon complètement anti-académique qu’ont les gens d’emprunter les rond-points. Une tenue confort, un peu armure, censée parer les coups. Malgré une bonne cure de Juvamine à l’approche de l’hiver, je me sens véritablement exténuée, à fleur de peau et très susceptible. Tout est lié. Je ne suis pas superstitieuse mais je compte souvent sur les gris-gris pour me donner davantage de courage, comme ici, avec un ancien pull de ma mère.

 

 Pull Camaïeu – Jean’s Minimum – Chaussures Nike dunk sky hi

Photographie de Une: L’art du laisser aller.

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