À propos…

Mona-Lena, je vis entre ici et là-bas. Ce blog est un prétexte pour écrire sur ce qui me meut, ce qui m'inspire, ce que je perçois du monde en utilisant comme support le corps et le textile. Favorable à une mode instinctive et intuitive, je ne suis pas à l'aise avec les tendances et je ne sais absolument pas les « décrypter » ou les prédire. J'évolue également dans un milieu professionnel très éloigné de tout cet esthétisme puisque je suis éducatrice spécialisée dans la protection de l'enfance (titulaire du DEES). Je suis aussi une maman féministe et plutôt universaliste.

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Je vomis au milieu de la nuit.

26 Oct Je vomis au milieu de la nuit.

La goutte d’eau ? L’accumulation. Moi, la femme blanche, éduquée, parée d’un CDI, d’un système de sécurité sociale plutôt protecteur, mère et faisant partie des plus chanceux, mais non des nantis, j’ai envie de hurler et de vous arracher la tête.

La pourriture est une hydre. Elle purule et pullule là où la bienveillance et la logique sensée, humaine, semble n’être qu’un nectar, rare, extrait millilitre par millilitre. La merde, elle, coule à flot. Et toujours du même endroit : de nos bouches.

Je méprise les gens qui pensent qu’ils peuvent légiférer sur les droits d’autrui, alors même que cela ne changera absolument rien à leurs vies. Écoutez-vous bon sang, ne voyez-vous pas l’illogisme de vos arguments ?

J’exècre la haine gratuite, destructrice, au service du seul dieu pognon.

Je vomis les bien-pensants qui veulent m’expliquer que si j’adapte ma tenue à la réalité hors de ma maison je suis prude, et si je m’en balance et provoque les chiens je suis salope.

Je suis emplie de dédain pour les politiques, inutiles, qui dans leur quête aveugle et égoïste de pouvoir et d’argent jouent avec nos conditions de vie quotidiennes. Vous me faites penser à des enfants de quatre ans dans un cour de récrétion.

Je déteste ces personnes se revendiquant féministes et qui veulent enfermer le corps des femmes au lieu de leur permettre d’en disposer selon leurs désirs.

Je déteste le besoin de briser une catégorie de personnes pour en rehausser une autre.

Je suis exténuée d’être en colère et de cotoyer des personnes qui catégorisent et nivèlent les besoins et l’aide. Qui est-on pour évaluer, perpétuellement ?

Et pourtant je les comprends, ces emmerdeurs qui ne veulent près de leurs foyers ni centre d’accueils de migrants, ni salle de shoot, pour ne citer que cela.

Je rêve à ma maison perdue en campagne et lorsque je l’aurai j’achèterai toutes les terres autour pour préserver mon isolement, ma tranquilité, le paysage de mon foyer.

Je ne parviens définitivement pas à comprendre comment autant de personnes peuvent se revendiquer françaises et cracher à torrents sur notre devise nationale ; liberté, égalité, fraternité.

Il est intégralement faux de penser que nous naissons libres selon ce que l’on pense de la liberté, nous appartenons à l’État, notre corps, nos pensées et, pour verser dans la drama, nos âmes aussi. On ne pourra être libres qu’à travers les décisions et les choix que l’on fera.

Il est naïf de parler d’égalité. Égalité de quoi ? Des chances ? Quelles chances ? Le fossé est si profond et si large entre nos classes sociales qu’il est devenu infranchissable. Il n’y a pas la moindre égalité là où un agresseur sexuel connu et reconnu réchappera à l’enfermement pénitentiaire quand un pauvre voleur de bouffe finira, lui, derrière les barreaux. La justice s’achète.

Fraternité ? Individualité, oui.

Empathie, congruence, compassion. Il ne reste rien tant que l’on garde les yeux fixés sur nos individualités. Je ne suis même plus triste, je suis simplement dégoûtée que la haine et la merde nourrissent plus que la bienveillance et l’humanisme.

Alors mon fils, dans quel monde ai-je envie que tu grandisses ? Pas celui-ci.

Je suis désolée.

Photographie de Une: Si quelqu’un trouve le nom du/de la photographe, je suis preneuse.

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