À propos…

Mona-Lena, je vis entre ici et là-bas. Ce blog est un prétexte pour écrire sur ce qui me meut, ce qui m'inspire, ce que je perçois du monde en utilisant comme support le corps et le textile. Favorable à une mode instinctive et intuitive, je ne suis pas à l'aise avec les tendances et je ne sais absolument pas les « décrypter » ou les prédire. J'évolue également dans un milieu professionnel très éloigné de tout cet esthétisme puisque je suis éducatrice spécialisée dans la protection de l'enfance (titulaire du DEES). Je suis aussi une maman féministe et plutôt universaliste.

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Disparaître

27 Déc Disparaître

Hier soir, enfin dans la nuit, ne trouvant pas le sommeil j’ai rallumé mon ordinateur. J’avais bien avancé sur les finitions de mon agenda de 2017 et j’avais lu quelques chapitres du Livre sans nom. Je traînais, comme ça, allant de page en page, et l’ennui me gagnant j’avais envie d’érotisme. Non j’avais envie de sexe en fait. Mais au lieu de mater une énième vidéo d’Ana Foxxx ou Naomi Woods, et sachant que ce duo ultime n’a pas encore tourné, je me suis dit que j’allais flâner sur la page vidéo d’Ortie. Ou OrtieOrtie. J’avais parlé de cette artiste vite fait dans mon article consacré au documentaire d’Ovidie. Ortie, une chouette artiste française, photographe et vidéaste tournée principalement vers le corps, l’érotisme.

Sauf que son site n’est plus valide. Qu’elle n’est plus ni sur Twitter, ni sur insta, ni sur viméo, ni sur tumblr, ni sur facebook. Elle a tout simplement disparu de la toile pour le public. Bien entendu je n’ai demandé aucune explication à celles et ceux qui pourraient savoir, être en contact plus ou moins avec elle. Parce que ça ne me regarde pas.

Je ne sais pas depuis combien de temps elle a ainsi fuit internet, c’est vrai que ça fait longtemps que je ne suis pas venu voir son travail.

Elle a soigneusement clos tout ses comptes. Combien de fois ai-je voulu en faire de même ? Combien de fois ai-je souhaité disparaître complètement d’internet (et encore, je n’y ai pas la moindre notoriété). Fermer mes comptes, et payer une personne pour qu’elle nettoie tout ce que j’ai pu laisser fuiter de photos ou d’infos. J’y ai très souvent pensé sans jamais le faire. Pourquoi ?
Accro ? Oui sans doute un peu. Il y’a trop de sites où, pour lire, il faut être inscrit, il faut partager, et pris dans l’action, on commente, on partage on publie. Quelle prise ai-je sur ce que je suis ici ? Il me semble que c’est tout ou rien.
Je me souviens très bien que lorsque ça n’allait pas, lorsque je me sentais tomber, mon premier réflexe était de vouloir tout fermer, effacer mes traces, disparaître. Comme s’il fallait nettoyer son existence sur le net, que rien n’existe après nous, lorsque les idées les plus sombres nous assaillent. Enfin, je dis nous, mais c’était ma façon de réfléchir. C’était comme si ma sur-exposition sur internet était la cause de mon angoisse, de l’abîme sous mes pieds.

En fait, j’espère simplement qu’elle va aussi bien qu’elle pouvait aller, et qu’elle continue de créer ce qu’elle avait besoin de créer.

1Comment
  • lilitu
    Posté à 10:24h, 27 décembre Répondre

    J’ai remarqué également, qu’elle n’est plus sur la toile depuis quelques mois, c’est dommage, j’aimais bcp son travail.

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