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Mona-Lena, je vis entre ici et là-bas. Ce blog est un prétexte pour écrire sur ce qui me meut, ce qui m'inspire, ce que je perçois du monde en utilisant comme support le corps et le textile. Favorable à une mode instinctive et intuitive, je ne suis pas à l'aise avec les tendances et je ne sais absolument pas les « décrypter » ou les prédire. J'évolue également dans un milieu professionnel très éloigné de tout cet esthétisme puisque je suis éducatrice spécialisée dans la protection de l'enfance (titulaire du DEES). Je suis aussi une maman féministe et plutôt universaliste.

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Culture en Octobre et Novembre (en retard) #9

05 Déc Culture en Octobre et Novembre (en retard) #9

Comme c’est à peu près le seul truc qui me motive en ce moment, lire, je me sens à peu près pas trop mal investie sur ce type d’article. Même si, soyons honnêtes, mes “critiques” sont extrêmement subjectives et peu étayées par des “faits” ou “observations” d’ordre artistiques.

Côté support papier, puisque je ne me suis toujours pas mise aux livres numériques, j’ai eu le plaisir de lire le 3ème tome de Tu mourras moins bête de Marion Montaigne. C’est tout de même un tour de force que de me faire m’intéresser à la science (aux acariens notamment) tout en me faisant rire ET en me permettant de retenir les informations. Je suis certaine que si Madame Montaigne avait été mon professeur de SVT au lycée, je saurais encore ce que signifie ADN (non mais ça, c’est de la culture générale …). D’ailleurs, petite anecdote, je l’ai vue en séance dédicace à la Librairie de Paris le week-end dernier et je suis juste tellement facilement impressionnable que j’ai été incapable d’aller la voir, je suis certaine que je serai devenue toute rouge et que j’aurais bégayé un “merci, grâce à vous je m’intéresse aux sciences exactes alors que j’ai souffert toute ma scolarité de n’y rien comprendre”.

J’ai aussi lu Le journal de Bridget Jones, comme lecture facile et légère c’était au poil. J’ai beaucoup aimé son inconstance, son absolu manque de détermination si ce n’est celle à être heureuse et à mincir. Je trouve que le personnage de Mark Darcy est beaucoup moins exploité et rendu visible dans le roman qu’à l’écran. À l’inverse, si Daniel Cleaver est un salaud incroyablement sexy à l’écran, il est simplement insupportable et totalement rédhibitoire dans le roman. D’ailleurs, j’étais totalement déçue que cette scène de la culotte ait été une invention cinématographique. Globalement, je dois dire que je préfère le premier film plutôt que le livre peut-être parce que je la trouve moins futile dans le film que dans le livre où, si elle est touchante et très drôle, je la trouve moins “incarnée”.

J’ai vu Raison et sentiments d’Ang Lee sans avoir lu le roman d’Austen au préalable. Si le casting est dingue (Alan Rickman <3<3<3, Kate Winslet <3<3<3<3<3<3, Emma Thompson, Hugh Grant) les interprétations des personnages ne sont pas fabuleuses, quoique tout à fait à la hauteur de ce que ce type de film attendait pour l’époque (1995). Oh God, j’avais trois ans ! Bref. J’ai tout de même éprouvé un vif plaisir à voir ce film même s’il est certain que j’aurais davantage aimé qu’il soit plus long, ou en diverses parties comme Orgueil et préjugés. C’est un film léger, tourné avec les moyens, les techniques et la qualité d’une autre époque. Ce que j’aime bien avec Austen c’est que les gens qui nous plaisent dans ses romans finissent toujours les uns avec les autres. De fait, j’en étais rendue à la moitié du film que je commandais discrétos le roman, déçue de ne pas le trouver dans les Éditions Rocher, collection Motifs. Je ne suis pas du tout convaincue par la performance de Hugh Grant. Bien trop habituée à ses rôles ironiques et sournois, genre Daniel Cleaver, je n’arrivais pas du tout à le resituer dans celui d’Edouard Ferrars, un homme humble et bienveillant. En revanche, quel plaisir que de voir Kate Winslet et Alan Rickman ! Je ne m’attendais ni à l’une ni à l’autre dans ce film. Sur leurs deux personnages, Miss Marianne et Colonel Brandon, je suis très surprise qu’une romance avec un tel écart d’âge puisse passer aussi facilement qu’elle passe. Même si le Colonel Brandon a des allures de sugar daddy, je dois dire que son amour discret transpire par tous les pores de sa peau. Haha ! Je m’égare complètement sur cette critique. Pour résumer : un film sympa pour les années 90, avec un casting cool, une adaptation que j’imagine assez proche du roman. Idéal pour un samedi après-midi sous la couette avec un lait d’amande au chocolat.

Est-ce parce que je me trouve plus sensible et plus à fleur de peau ces derniers temps que j’ai lu d’une traite Les gens heureux lisent et boivent du café, avec les yeux humides, voire ruisselants ? Peut-être. Diane a perdu sa fille et son conjoint, brutalement. Diane ne s’en sort plus, elle ne sort plus la tête hors de l’eau, elle vit entourée de reliques et de fétiches, essayant de garder en vie les êtres aimés à travers les sens et les objets du quotidien. C’est lorsque son ami Félix (que je n’ai pas pu m’empêcher d’imaginer sous les traits de Jordan Gavaris) lui explique qu’il va l’emmener de force en vacances pour qu’elle achève de faire son deuil que Diane fait le choix de partir en Irlande où elle compte finir ses jours dans le recueillement. Au lieu de cela, elle va réapprendre à vivre sans être hantée par le souvenir perpétuel de Colin et Clara. J’ai d’abord pensé à Ps: I love you, avec cette histoire de deuil et d’Irlande, puis rapidement, j’ai réalisé qu’il s’agissait bien de deux histoires différentes. Si les personnages, l’intrigue et le style littéraire ne sont pas incroyables ou mémorables, le tout, très simple, est accessible à tous types de lecteurs•trices et donne un aperçu, quoique trop bref, des sentiments et émotions traversés durant le deuil. J’ai aimé lire cette renaissance, j’ai aimé m’imaginer là-bas, dans ce cottage irlandais. J’ai aimé lire les interactions, ultra prévisibles, entre Diane et Edward. C’était une lecture facile, qui occupe bien une soirée et qui était agréable. Même si j’ai pleuré toutes les deux pages hein.

Below her mouth est typiquement le genre de film qui aurait pu être extra et qui ne raconte finalement rien de dingue. Enfin, si. On aurait pu l’intituler “48h de la vie de femmes”. Éventuellement. Là où le synopsis parle d’une relation tumultueuse entre Jasmine, fiancée à un homme, rédactrice de mode et Dallas, patronne d’une entreprise de couverture, je vois une passion soudaine et brûlante. Rien de tumultueux puisque le film ne montre presque que les ébats des deux femmes et comment elles s’apprennent, sans trop de détails, en l’espace de quelques jours. La fin tient en moins d’une quinzaine de minutes, je ne veux pas spoiler. En soi, le film n’est pas inintéressant, clairement, pour qui aime le bon sexe, les scènes érotiques sont complètement plaisantes à voir et pour une fois, assez éloignées des clichés ridicules que véhiculent les hétéros sur les lesbiennes (des ongles de trente centimètres, des talons, trois léchouilles sur les tétons). D’un point de vue érotico-intellectuel, il a été plutôt efficace sur moi, comme un petit film d’Erika Lust. Visuellement, le film est agréable à regarder, j’aime bien les plans. Les actrices, Natalie Krill tout particulièrement, sont divines, les interprétations sonnent plutôt justes. Erika Linder est parfaite dans cette Dallas très butch, très clichée, très harcelante aussi au début, complètement chiante. Qu’est-ce que je reproche alors? Rien. C’est une histoire banale, qui est arrivée des centaines de fois, qui nous est partagée sous des visuels simples et agréables, excitants et accrocheurs (pas aguichants hein). J’apprécie tout particulièrement que l’équipe du tournage ait été entièrement féminine, je ne sais pas si c’était le choix d’April Mullen, la réalisatrice, mais on peut alors partir du postulat qu’on est au plus près d’une potentielle réalité lesbienne ou bie. La scène la plus réaliste à mon sens reste celle de la salle de bain où Jasmine et Rile échangent un moment extrêmement intense et important, qui souligne la changement. Une bande-son intéressante aussi. Ceci dit, ce film sera vite oublié je pense car il n’offre aucune vue sur la culture LGBTQ (s’il ne doit y en avoir qu’une seule (faux!)), ce sont juste deux personnes qui se rencontrent, très vite, se mélangent, vite, et prennent des décisions, vite. Banal je vous dis.

J’ai lu les Contes de Beedle le Barde d’une traite et avec une certaine impatience. Lectrice passionnée par l’univers de Rowling, multi-récidiviste en ce qui concerne la saga Potter, j’avais très envie de me plonger dans le folklore de ce monde magique. Les contes de Beedle le Barde, tout comme l’univers d’Harry Potter, sont aisément transposables à notre monde, pas si non-magique que cela, où les morales, les valeurs et les idéologies sont très identifiées. On retrouve donc le conte des trois frères qui est largement exploité et donne bien de la saveur dans le tome « Les reliques de la mort ». Ce qui m’a plu, les petits commentaires de Dumbledore après le conte, comme une explication de texte, une morale plus développée. J’aurais davantage aimé encore avoir ceux d’Hermione. En revanche, que c’est court ! Non d’une pipe, ça se lit en une demie-heure et j’espérais avoir davantage de contes à me mettre sous la dent, j’ai été assez frustrée en somme.

J’ai regardé Atomic Blonde, plus pour le plaisir de regarder Charlize Teron s’énerver que pour la richesse du scénario. Richesse absente par ailleurs. SPOIL, en-dessous. Le scénario est donc bidon, c’est un énième film d’espionnage avec des agents double, un en l’occurence, qui est activement recherché. C’est un film à la gloire des USA, encore, (encore?), Où eux ils ont mieux que des agents doubles, ils ont des agents triples. Je me marre. Une fois qu’on a évacué donc tout le déroulé du film qui est vraiment bas de gamme, qu’est-ce que je retiens de positif de ce film ?

– Ah bah y’a Sofia Boutella !

– Oui, c’est Gazelle dans Kingsman. Elle est superbe.

– Je préfère Charlize Teron quand même.

– Nan mais Charlize elle est trop « parfaite » comme beauté, trop convenue, elle met tout le monde d’accord. Puis je la trouve trop “pour les mecs”. Je préfère Sofia.

Moi, 50 minutes plus tard quand Charlize et Sofia se retrouvent au lit :

– Oublie j’ai rien dit.

Deux scènes d’action : une dans un escalier d’immeuble, complètement dingue, ainsi que dans l’appartement juste après, la qualité des effets et mouvements de caméra, les plans séquence sont excellents. Deuxième scène d’action folle : sous les néons, dans un lit. Voilà, voilà. Mon résumé ? Un film vaniteux, avec une espionne vaniteuse, complètement vénimeuse (c’est entre venimeuse et vénéneuse), telle une mygale (avec une fin brune en mode regard « Dior j’adore »), hyper sexualisée dans certaines de ses tenues (dur dur donc de se battre et de passer inaperçue), qui est là pour flatter l’oeil masculin et hétéro. Atomic blonde? Rien que le titre oscille entre le ridicule (Atomic je pense direct à kitten) et le navrant.

Photographie de Une: Below her mouth

Musique

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