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Mona-Lena, je vis entre ici et là-bas. Ce blog est un prétexte pour écrire sur ce qui me meut, ce qui m'inspire, ce que je perçois du monde en utilisant comme support le corps et le textile. Favorable à une mode instinctive et intuitive, je ne suis pas à l'aise avec les tendances et je ne sais absolument pas les « décrypter » ou les prédire. J'évolue également dans un milieu professionnel très éloigné de tout cet esthétisme puisque je suis éducatrice spécialisée dans la protection de l'enfance (titulaire du DEES). Je suis aussi une maman féministe et plutôt universaliste.

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Culture en Mars #2

01 Avr Culture en Mars #2

Le mois de Mars est terminé et je resterai bien enfermée toute la journée pour éviter les blagues tordues des enfants aujourd’hui. Mais non, je dois aller travailler et avant cela je fais la petite revue des films et séries vues en Mars.

Du côté des séries j’ai regardé les deux premières saisons de The OA, véritable bijou de mystère et de poésie, dans laquelle nous suivons l’histoire traumatisante et indubitablement belle tout à la fois de la séquestration de Prairie, rebaptisée, elle-même, OA, qui rentre chez elle sept ans après sa disparition. Elle est partie aveugle et revient voyante.  Cette série nous emmène au coeur des expériences de mort iminente et des méandres de la construction de la psychée humaine.

En plus d’avoir une construction scénaristique tout à fait remarquable, cette série est une ode à l’art et la beauté, au sens premier du terme. On y apprend que des talents, des dons peuvent naître de la mort puis de la vie, on y découvre des univers différents des nôtres, on y ouvre des portes sur notre spiritualité sans forcément tomber dans le religieux, on y spécule sur les mouvements de notre monde. Nos mondes.

Je vous laisse savourer la fin du dernier épisode de la saison dont la rythmique est à couper le souffle.

Une série très chorégraphique en somme. <3

J’ai aussi regardé The Lovesick, sur les conseils d’une amie. Ni vraiment drôle, ni super aboutie, je suis un peu déçue de ne voir aucune profondeur dans l’évolution ou la connaissance des personnages, sinon celui de Luke. Les épisodes sont en format très court, une vingtaine de minutes, idéal pour moi le midi avant de partir au travail. Visuellement c’est tout de même une série agréable à regarder et j’ai bien reconnu là la patte anglaise en la matière. On suit donc Dylan, qui a une chalmidya et qui doit donc prévenir toutes ses exes. Ni lourd ni graveleux, la série nous entraîne dans les souvenirs de Dylan avec chacune d’elles.

Mention spéciale à l’actrice Antonia Thomas qui, si elle a une voix de petite fille, a vraiment un visage angélique.

J’ai enfin vu le film La route dont j’avais adoré le livre (il faut comprendre que je le lisais partout où j’allais et que j’y ai laissé quelques litres de larmes). À l’image du livre, tout y est gris, désolé, perdu et sans espoir (sauf que des fois j’ai vu des brin de blé, totalement illogique). Bon, okay, je me suis endormie dix minutes à un moment parce que j’étais vraiment épuisée, mais dans l’ensemble le film est super fidèle au livre et l’interprétation des acteurs (coucou Viggo <3) y est très juste. Les images ont pu raconter avec assez de fidélité les émotions qui traversent le père dans le roman.

Par contre Masterminds, je passe, je n’ai trouvé ça ni vraiment drôle, ni ingénieux, ni réellement distrayant. J’ai rigolé deux fois je crois dont une sur une blague caca.

Fantastic beasts, je suis mitigée, ça n’est pas que je n’ai pas aimé, mais j’ai trouvé ça très vain et creux, sans profondeur toutefois. J’imagine que j’aurai un certain plaisir à en lire le roman, mais on m’avait vendu ce film comme plus adulte que la saga Harry Potter, je l’ai trouvé finalement bien plus accessible, moins matûre et trop “lumineux”. Il semblerait qu’il y’a un second film de prévu, bon, je ne sais pas si je m’y laisserai tenter. J’aime beaucoup l’univers imaginé par Rowling et ce film m’a donné l’impression d’un truc bâclé en quelques minutes, alors que tout ce qui touche à Grindelwald, notamment, est super intriguant. Lorsque son nom est cité dans la saga il y’a une aura sombre et mystérieuse, on en apprend beaucoup sur lui d’ailleurs et là, c’est à peine s’il est évoqué, et on le voit sous les traits grossiers et ridicules d’un Johonny Depp paumé et fini. D’ailleurs je n’ai pas compris que dans le film, qui se passe dans les années 20 je crois, Albus soit déjà cité en directeur de Poudlard, alors qu’on peut considérer que Jedusor y était étudiant (sous le directeur Dippet) dans les années 40-50. Ou alors je n’ai rien compris, mais je pense que c’est assez incohérent.

Le personnage le plus abouti et le plus attachant reste d’ailleurs Jacob, qui avec ses mimiques et son jeu apporte la touche “amusante” au film, sans que celui-ci puisse vraiment prendre le parti de l’être. J’ai trouvé Eddie Redmayne similaire à son rôle dans the Danish Girl, mêmes expressions estomaquées en permanence, même air hésitant, même froideur distante, même candeur, mêmes manières.

Dommage.

Photographie de Une: de l’écran en Mars surtout.

Musique

 

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