À propos…

Mona-Lena, je vis entre ici et là-bas. Ce blog est un prétexte pour écrire sur ce qui me meut, ce qui m'inspire, ce que je perçois du monde en utilisant comme support le corps et le textile. Favorable à une mode instinctive et intuitive, je ne suis pas à l'aise avec les tendances et je ne sais absolument pas les « décrypter » ou les prédire. J'évolue également dans un milieu professionnel très éloigné de tout cet esthétisme puisque je suis éducatrice spécialisée dans la protection de l'enfance (titulaire du DEES). Je suis aussi une maman féministe et plutôt universaliste.

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Culture en Janvier #1

31 Jan Culture en Janvier #1

Je ne me suis jamais vraiment pliée à l’exercice de la critique. J’ai fait des explications de textes ou des exposés sur des oeuvres littéraires lorsque j’étais au lycée, mais c’était il y a une petite décennie, presque, et je n’ai jamais exactement compris comment faire une critique complète d’une œuvre, quel que soit son genre. Je vais m’essayer à ce projet pour cette année, vous présentant, à la fin de chaque mois un aperçu de mes lectures et visionnages.

The Danish Girl

Dans un murmure, dans une légère brise de vent marin, c’est une tempête humaine. Le destin d’un être humain qui sommeillait en lui et permet, dans la houle de l’amitié et de l’amour de se réaliser.

Le livre sans nom, Anonyme

Comment faire une critique de ce livre sans le rendre ridicule et trop étrange ? Sur fond de western moderne, entre Preacher et Arnaque crime et botanique, le tout réalisé par Tarantino, on a ici un roman loufoque mais très sérieux qui flirte avec le fantastique et le thriller. J’ai été très prise dedans, le style et l’histoire sont par trop intriguants. J’avais envie de savoir comment allait s’en sortir untel, si tel autre allait se faire dérouiller par celui-là, qu’allaient devenir les moines (oui il y’a des moines). J’ai hâte de lire la suite! Il m’a été offert le cinquième tome, j’ai donc les trois romans entre les deux à me procurer pour poursuivre la folle aventure de cette pierre de lune.

Voilà un roman qui ferait un excellent film adapté par les professionnels du genre.

Orgueil et préjugés, Jane Austen

J’avais envie un peu de remettre le nez dans de la littérature classique anglaise. Je ne m’attendais pas à être autant transportée, à accrocher si vivement à ce roman culte. Loin d’être gênée par le verbe et les manières je me les suis parfaitement représentés et j’ai pris un grand plaisir à me figurer l’impertinence d’Elizabeth pour l’époque mise en scène. Je me suis retrouvée plongée dans cette histoire d’esprit, dans ce combat de manière et de morale avec autant de puissance que j’avais été happée par Autant en emporte le vent lorsque j’étais en 4è. Je puis d’ailleurs affirmer que ma sensibilité aux histoires d’amour n’a pas faibli depuis lors. Orgueil et préjugés est toutefois bien plus pudique que l’oeuvre de Margaret Mitchell, et de bien des façons plus drôle et plus intellectuel. Le but n’est pas le même, ceci dit, et les tourments de l’héroïne non plus.

Le corps exquis, Poppy Z Brite

Il est très difficile pour moi d’emprunter des livres car souvent j’aime annoter des passages, capturant des phrases entre crochets. Je peux ainsi me référer à une citation qui m’a particulièrement touchée. Entre dégoût et voyeurisme pervers, il y a des dizaines d’extraits vicieux, amoraux à garder en mémoire du Corps Exquis de Poppy Z.Brite. Je ne peux pas dire que j’ai été choquée par le contenu de ce roman, mais je peux affirmer ma gêne, réelle, dans la sorte de tendresse que j’avais développé pour les personnages qui évoluent entre les pages. Du plus sadique à l’ange innocent (parfois l’un, parfois l’autre), je me suis surprise à apprécier autant qu’à détester certaines descriptions d’actes pour le moins…chirurgicaux. Au coeur des années 80, une troublante histoire d’amour, de deux êtres que tout oppose et tout rassemble à la fois. On ne souhaite rien de moins que le succès de leur entreprise et que l’extase absolue. Il s’agit d’un roman pour le moins violent, sur fond d’homosexualité masculine, de Nouvelle-Orléans, de meurtres, de pathologie, de sida, de cannibalisme et de nécrophilie, avec de belles références à la culture de l’époque et un humour aussi féroce que poétique. Car c’est bien ce qui me reste en tête quelques jours après avoir lu le Corps exquis, une violence teintée de poésie et de beauté, même au coeur de la cruauté.

Carol

Je n’ai pas été transportée comme je m’y attendais par ce film. Le synopsis avait suffit a me donner envie, et si l’histoire était très agréable à regarder, j’ai trouvé le lien entre Carol et Therese assez plat et peu propice aux effusions. Rien ne m’a charmée plus que cela, ni la mise en scène, ni les mises en pli d’ailleurs. En revanche j’ai été touchée par la justice mise en place autour du personnage de Carol concernant la garde de sa fille (j’ai pleuré à un moment quoi).

Voilà.

Stranger Things

Ahhhh mais mondieumondieumondieu!! Comment ai-je pu passer à côté de cette série ces derniers mois? Je suis TROP fan. Tout dans cette série me rappelle l’univers de Stephen King, depuis l’époque des 80’s, jusqu’au fantastique et horrifique coeur de la série en passant par le thème de la jeunesse, de la bande, la typo de la série ou encore ces personnages terriblement humains et anti-héros. J’ai visionné les huit premier épisodes en l’espace de deux jours.

Donnie Darko

Ça compte pas, je me suis endormie devant.

La paix dans l’enfer, Etty Hillesum 

J’ai été très intéressée par les pensées d’Etty Hillesum, jeune femme juive et polonaise née en 1914 et décédée en 1943 au camp d’Auschwitz. Sa plume, sa piété mais aussi sa générosité et sa clairvoyance s’aiguisent au fil des pages et de ce que la guerre fait rage autour d’elle, qui demeure, malgré tout, d’une infinie sagesse et humilité. Il s’agit d’un petit recueil de ses notes, prises dans ses carnets, et qui donnent tout à fait à réfléchir. Féministe et clairement humaniste, elle qui aimait la vie, malgré son contexte d’existence, elle nous partage ses espoirs et ses questionnements avec la vivacité d’une jeune-femme libre de vivre toute une vie et qui semble, comme elle l’écrit elle-même, avoir déjà vécu toute sa vie avant.

Photographie de Une: Une bise à Andrew Crompton

Musique

6 Comments
  • Poppy
    Posté à 19:33h, 12 mars Répondre

    Si tu as autant aimé Jane Austen, je te recommande chaudement Le Journal de Mr Darcy d’Amanda Grange. Il a été intégré au canon, tellement juste et bien écrit et dans le ton et tu peux limites imaginer le Darcy de Firth ou celui de Mcfayden assis à son bureau en train de le rédiger tellement c’est bien foutu (oui, j’adoooooooore ce livre encore plus que P&P) et est écrit sous forme de journal intime, petit bonus à la fin, les derniers “jours” se passent quelques mois après la fin de P&P donc tu peux lire la vie maritale d’Elisabeth et Darcy

  • Poppy
    Posté à 19:35h, 12 mars Répondre

    Et le jour de la fameuse “demande” et les jours suivants je te jure tu chiales pour Darcy

    • Instable Mona-Lena
      Instable Mona-Lena
      Posté à 10:17h, 13 mars Répondre

      Ahhhh je le note sur ma liste des livres à lire/acheter alors! Merci beaucoup!
      Est-ce que toi aussi ça t’intéresserait de faire des échanges de bouquins?

      • Poppy
        Posté à 11:43h, 14 mars Répondre

        AHMAHGAHD POUR LA PREMIERE FOIS J’AI UNE NOTIF DE TA REPONSE. Woooohoo. Alors oui ! Malheureusement je n’ai pas pu récupérer beaucoup de livres en partant de chez mes parents donc l’échange serait plus que limité x)

        • Instable Mona-Lena
          Instable Mona-Lena
          Posté à 11:46h, 14 mars

          Ce n’est pas forcément linéaire comme échange. Par exemple j’ai choisi d’envoyer 3 livres (que j’ai acheté d’occasion) pour Lilitu mais s’il elle veut n’en envoyer qu’un rien ne l’en empêche et ce même dans six mois. Aucune contrainte, juste du plaisir !

        • Poppy
          Posté à 12:15h, 14 mars

          Oh bah du coup ça m’intéresserait beaucoup et ça me permettrait de diversifier mes lectures !

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