À propos…

Mona-Lena, je vis entre ici et là-bas. Ce blog est un prétexte pour écrire sur ce qui me meut, ce qui m'inspire, ce que je perçois du monde en utilisant comme support le corps et le textile. Favorable à une mode instinctive et intuitive, je ne suis pas à l'aise avec les tendances et je ne sais absolument pas les « décrypter » ou les prédire. J'évolue également dans un milieu professionnel très éloigné de tout cet esthétisme puisque je suis éducatrice spécialisée dans la protection de l'enfance (titulaire du DEES). Je suis aussi une maman féministe et plutôt universaliste.

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Gris souris, gris joli.

09 Juin Gris souris, gris joli.

On commence par se poser la question d’un point de vue scientifique. Ou médical. Les cheveux blanchissent avec l’âge grâce, ou à cause, de la présence de péroxyde dans le cuir chevelu. Ce sont les mélanocytes qui donnent à la base sa couleur au cheveu, mais au bout de plusieurs cycles de pousse du cheveu, les mélanocytes perdent en efficacité et les cheveux continuent de pousser mais dépigmentés, donc blancs. Ou gris….

Il y’a déjà huit mille six cent articles qui sont sortis sur les cheveux gris et leur toute nouvelle trending beauty. D’ailleurs le titre qui revenait le plus souvent était… « fifty shades of grey ». Trop audacieux pour moi !

Qu’est-ce qui peut pousser une femme, car c’est encore souvent l’apanage féminin, à teindre ses cheveux pour camoufler, nier, ses cheveux gris, blancs ? À priori cela ressemble à un désir de jouer contre le temps, de déjouer le temps même, et de contrôler son corps jusque dans les aspects de l’âge. Ce contrôle du corps sur le temps n’existe finalement que sur la surface, que sur ce que l’on voit en apparence, car on ne se fait pas greffer le cœur d’une jeune de vingt ans lorsque le nôtre devient trop vieux. On ne change pas nos cellules épidermiques. Et encore que ! Certaines essaient bien d’estomper ces tâches dites « de vieillesse », qui mouchètent la peau. Pourquoi les femmes ont depuis toujours voulu préserver leur jeunesse, parfois même au détriment de leur santé et de la morale (je pense à la Comtesse Bathory) ? Quelle histoire veut-elle raconter en comblant les rides, en effaçant les tâches, en lissant la peau et en se teignant les cheveux ?

La question est surtout, finalement, par quel processus contraire passe une femme âgée qui conserve sa couleur naturelle et assiste aux nuances qui vont la transformer au fur et à mesure ?

Je connais peu de vieilles dames dans mon entourage qui laissent leurs cheveux vieillir tels quels. Dans un certain sens je trouve ça assez dommage, car que connaissent-elles des détails de leur apparence si elles gomment ces choses-là? Plus encore, je connais peu de vieilles dames autour de moi qui gardent leur couleur naturelle ET des cheveux longs. Mais ça, c’est un autre sujet.

Il faut reconnaître que tous les tons de gris ou de blancs, tous les types de cheveux, ne donnent pas le même effet. Certains donneront la sensation à la femme d’être mise en valeur, selon ce qu’elle croit qui la met en valeur, d’autres ne lui sieront pas. Il y’a des poivres et sels qui assombrissent et durcissent le visage, des gris qui l’affadissent et des blancs qui lui donnent l’air malade. Mais il y’a aussi cette incroyable palette de gris argentés et de blancs nacrés qui l’illuminent et le font rayonner. Des nuances les plus, à priori, naturelles, aux plus travaillées. Et qui séduisent semble-t-il toutes les tranches d’âges.

Ce sont ces nuances travaillées, artificielles en quelque sorte qui m’intéressent aujourd’hui, à l’heure ou de plus en plus de jeunes-femmes cèdent à la tendance de cheveux gris.

La première jeune-femme que j’ai vue avec des cheveux toutes en nuances de gris est Masha Sedgwyck. J’ai été d’abord très surprise de son choix, je trouvais qu’elle perdait considérablement en sex-appeal et que cela lui donnait un air plus triste. J’ai souhaité creuser la chose en cherchant des photos d’autres femmes, jeunes, aux cheveux argentés. Bien entendu sur internet il y’a à boire et à manger et avec les retouches photos on ne se rend pas bien compte de la réalité. Un peu comme cette photo d’une femme dreadée, blonde à l’origine, mais qui a testé à son insu toutes les couleurs de cheveux grâce à la magie de Photoshop (ou d’un autre logiciel, je n’y entends rien à ces choses), argenté, rose, etc…

Je pense avoir trouvé quelques « vraies jeunes » avec de « vrais faux cheveux gris ».

Et j’ai aimé.

J’ai aimé la douceur que cela donne à ces visages, ce côté passé, un peu casanier en quelque sorte. J’ai aimé le fait que ça ne vieillisse pas du tout les femmes en question, que ça n’altère pas leur candeur. J’ai aimé les nuances, allant du gris franc à l’ardoise en passant par le blanc brillant.

J’ai aussi totalement aimé la chevelure de Sarah Harris, une jeune aux cheveux d’un gris exquis (naturel ou travaillé?). Et ceux de Yasmina Rossi, une moins jeune aux nuances de gris-blancs qui tranchent merveilleusement avec sa peau mate.

Et j’adore les cheveux blancs qui parsèment lentement la chevelure de ma Maman.

Ce carré aux pointes d’un violet elimé, totalement parfait ♥.

Je craque pour le ton de gris de Jade The Libra

Samantha Ravndahl.

Sarah Harris et Yasmina Rossi.

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